Cette oeuvre n'est pas visible actuellement dans les salles du Musée
Détail, torse
image principale
Aphrodite du type "Doria-Pamphili"
Ier siècle avant J.-C. ?
Marbre du mont Pentélique, près d'Athènes
H. : 1,72 m.

Cette statue féminine drapée appartient à une série de répliques dont le meilleur exemplaire, au Palais Doria-Pamphili à Rome, a donné son nom au type statuaire qu'elles reproduisent. La virtuosité dans le traitement du drapé l'apparente aux dernières figures des frontons du Parthénon datées de 432 avant J.-C. C'est pourquoi on a voulu reconnaître ici une création du sculpteur Phidias, qui dirigea le chantier du Parthénon de 447 à 432, si on admet qu'il fut un sculpteur sur pierre et qu'il était encore vivant à cette époque. Ce serait alors l'Aphrodite Ourania ("céleste") décrite par Pausanias à Elis (VI, 25, 1) ou celle de l'Agora d'Athènes (I, 14, 7). Si l'Ourania d'Elis était une statue chryséléphantine, ce que reproduirait la technique acrolithe des copies anciennes, elle posait le pied sur une tortue, ce que ne montre aucune des répliques du type Doria Pamphili. Comme pour le fronton est du Parthénon, on a donc parfois préféré reconnaître ici une création d'Agoracrite, l'élève de Phidias, sans qu'il soit possible d'établir une connexion avec une source littéraire ancienne précise.

Autrefois restaurée en allégorie par l'adjonction d'une tête diadémée et de deux bras. Dans l'Antiquité, la tête, les deux bras et les pieds étaient rapportés.
Une partie des scellements visibles sont antiques.
Achat, 1996. Ancienne collection Dervillé.
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
N° d'entrée MNE 1013
(n° usuel Ma 4972)



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