Richelieu
Rez-de-chaussée
Salle du code d'Hammurabi
Salle 227

La peinture de  l'Investiture
Seconde moitié du XIXe siècle avant J.-C.
Mari, palais royal
Peinture à la détrempe sur enduit de terre chaulé

Ce grand panneau, plus ancien que l'ensemble du décor du mur sud, était situé à droite de la porte ouvrant sur l'antichambre de la salle du trône.
Il est encadré d'un feston qui évoque la bordure d'un tapis. Au centre, la déesse Ishtar, debout sur son lion, tend au roi l'anneau et le bâton, insignes du pouvoir ; des divinités de rang inférieur assistent à la rencontre. Au-dessous, deux déesses, semblables à la statue découverte dans le vestibule de la salle du trône, tiennent un vase d'où jaillissent des courants d'eau vive, symboles de fertilité ; de part et d'autre sont figurés des monstres gardiens, deux hauts palmiers chargés de dattes et deux grandes déesses Lama encadrent la scène.
Cette composition originale, qui se démarque des frises traditionnelles, veut offrir une vision synthétique des trois espaces du secteur officiel : Cour du Palmier, vestibule et salle du trône au centre. C'est une évocation figurée du fondement divin du pouvoir royal garant de la prospérité du pays. La peinture a beaucoup souffert de l'incendie du palais, mais on devine une palette variée et des teintes éclatantes : bleu turquoise, vert, rouge. Les contours des figures sont gravés à la pointe puis soulignés de noir.
Fouilles A. Parrot, 1935 - 1936
Département des Antiquités orientales
AO 19826



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